Go to content Go to navigation Go to search

George W. Bush a fait ses adieux à la presse

janvier 15th, 2009 by corinne

La dernière conférence de presse de George W. Bush, en tant que président en fonction des Etats-Unis n’a suscité en aucune façon l’intérêt que la Maison Blanche avait estimé. Selon la narration de mardi de Washington Post, Bush semblait bien préparée et prêt à discuter des multiples questions à propos desquelles il a attiré le plus souvent des critiques: l’économie, Katrina, Abou Ghraib, la bannière “Mission Accomplie” et d’autres.

Mais les journalistes ne se sont pas vraiement rués à la résidence présidentielle. L’événement avait été préparé avec soin et beaucoup de précaution par la Maison Blanche. La circulaire envoyée aux journalistes précisait, dans ses lignes: “Un correspondant par organisme”. Mais quand l’heure est arrivée, les deux dernières rangées de la salle étaient vides, étant immédiatement remplis par des gens de l’intérieur. Inutile de dire, donc, que la conférence a débuté sous le signe d’une amère déception, maladroitement cachée.

En gros, la conférence a été l’une classique. Et, ayant le pied à l’étrier, le président a assuré les journalistes de sa considération, en dépit de toutes les tensions et les “incompréhensions” : “Je vois ici beaucoup de personnes qui m’ont accompagné à travers le monde - dans des endroits comme l’Afghanistan et l’Iraq et l’Afrique. Pendant tout ce temps, je vous ai respectés. Parfois, je n’ai pas aimé les récits que vous avez écrits. Parfois, vous m’avez mal compris. Mais toujours la relation, je l’ai senti, a été professionnelle et j’apprécie cela”, a commencé Bush son speech.

Quant à la clôture de la conférence, ça s’est passée beaucoup plus brusquement. Think Progress a même souligné que les dernières secondes de l’événements ont été assez gênantes, puisque les membres de la presse n’ont pas su comment réagir quand Bush les a remerciés soudainement et quitté la salle.

Tout compte fait, une chose est sûre: les journalistes ont fait un bon travail, immortalisant, sur papier, sur les vidéos ou en documents audio, les innombrables “Bushismes” qu’on a entendu ces huit dernières années.