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San Francisco sera l’hôte des Prix du Journalisme en Ligne 2009

mars 31st, 2009 by corinne

Online News Association, la plus grande association de journalisme sur internet, et la Faculté de Communication de l’Université de Miami ont annoncé le 27 mars, Les Prix du Journalisme en Ligne 2009 (Online Journalism Awards), un événement emblématique pour ce nouveau type de carrière et d’écriture.

Cette année, l’ONA a introduit des modifications dans la structure et le contenu de l’événement, justement pour reconnaître le rôle important des nouvelles technologies et du journalisme indépendante numérique. Il y aura six prix, dont la valeur en argent sera, en tout, de 30,000$. L’une des nouveautés est la section des “micro-sites”, qui seront maintenant pris en compte pour le prix “General Excellence”.

Les OJA (Online Journalism Awards) représentent le seul effort de primer l’excellence dans le journalisme en ligne. Les derniers gagnants ont été des sites internationaux ou indépendants des médias importants, ou des sites individuels qui ont apporté quelque chose de nouveau dans le domaine multimédia. Cette année, les lauréats seront annoncés la dernière nuit de l’ONA09 (03 octobre), à San Francisco.

Les candidats sont invités à s’inscrire sur Journalistawards.org, jusqu’au 30 juin, dans l’une ou plusieurs des catégories suivantes:

Le Prix de la Fondation Gannett pour l’Innonvation Technique au service du Journalisme Numérique: Cette nouvelle catégorie, avec un prix de 5000 $, gratifiera une personne ou une entreprise, d’orientation journalistique ou non, qui a créé un outil numérique qui contribue au développement du journalisme en ligne.

Le prix Knight  reconnaîtra les mérites de ceux qui, par leur activité de journalisme en ligne, rendent service à une communauté géographique, par le traitement d’un sujet ou d’un événement d’importance majeure pour cette communauté-là. Le prix sera aussi de 5,000$.

Le prix General Excellence dans le journalisme en ligne primera un site web de chacune des quatre catégories, et deux de la communauté non-anglophone, qui ont réussi à remplir leur mission de rédaction, de servir efficacement leur public, de maximiser l’utilisation du Web et de représenter les standards journalistiques les plus élevés. Pour la première fois, l’ONA a mis en place une catégorie “micro site”, pour encourager aussi les petits efforts. Le prix est de 3,000$ pour chaque lauréat, financé par la Fondation Gannett.

La catégorie Breaking News récompense les reportages effectués pour des événements qui constituent le genre nommé “breaking news” (nouvelles de dernière heure).

La catégorie Sites de spécialité reconnaît la valeur des sites web de niche qui se concentre sur un seul sujet.

Le journalisme d’enquête met en vedette les histoires qui découvrent des nouvelles importantes basées sur les enquêtes exclusives des reporters ou qui proposent des analyses et des interprétations originales.

Le Dossier de présentation multimédia est un prix d’excellence pour les histoires racontées au public virtuel à l’aide des techniques multimédia.

Les article d’actualité / les blogs: cette catégorie est destinée aux sujets d’actualités débattus par un individu ou une équipe.

Les commentaires en ligne / le Blogging: c’est le prix qui sera accordé à une voix puissante et originale qui se fait entendre dans les commentaires des articles en ligne.

Le Prix de la collaboration communautaire est un nouveau prix qui récompense un projet d’actualités ou un site web qui pratique une forte interaction avec la communauté desservie.

L’utilisation exceptionnelle des technologies numériques: reconnaît les performances d’un site qui utilise des techniques numériques pour raconter une histoire.

Le vidéo-journalisme en ligne se propose d’offrir un prix d’excellence pour le journalisme vidéo de l’espace virtuel.

Le Journalisme estudiantin encourage et gratifie le journalisme en ligne pratiqué par un étudiant ou une équipe qui fait des reportages sur un seul sujet.

Les lauréats seront choisis par le biais d’un processus en deux étapes. Tout d’abord, un groupe de plus de 100 journalistes aura la tâche de filtrer et d’évaluer  les candidatures dans chaque catégorie. En août, un groupe de leaders de l’industrie des nouveaux médias et de journalistes professionnels  vont évaluer les finalistes et choisir les gagnants à l’Université de Miami, sous les auspices de la Faculté de Communication.

George W. Bush a fait ses adieux à la presse

janvier 15th, 2009 by corinne

La dernière conférence de presse de George W. Bush, en tant que président en fonction des Etats-Unis n’a suscité en aucune façon l’intérêt que la Maison Blanche avait estimé. Selon la narration de mardi de Washington Post, Bush semblait bien préparée et prêt à discuter des multiples questions à propos desquelles il a attiré le plus souvent des critiques: l’économie, Katrina, Abou Ghraib, la bannière “Mission Accomplie” et d’autres.

Mais les journalistes ne se sont pas vraiement rués à la résidence présidentielle. L’événement avait été préparé avec soin et beaucoup de précaution par la Maison Blanche. La circulaire envoyée aux journalistes précisait, dans ses lignes: “Un correspondant par organisme”. Mais quand l’heure est arrivée, les deux dernières rangées de la salle étaient vides, étant immédiatement remplis par des gens de l’intérieur. Inutile de dire, donc, que la conférence a débuté sous le signe d’une amère déception, maladroitement cachée.

En gros, la conférence a été l’une classique. Et, ayant le pied à l’étrier, le président a assuré les journalistes de sa considération, en dépit de toutes les tensions et les “incompréhensions” : “Je vois ici beaucoup de personnes qui m’ont accompagné à travers le monde - dans des endroits comme l’Afghanistan et l’Iraq et l’Afrique. Pendant tout ce temps, je vous ai respectés. Parfois, je n’ai pas aimé les récits que vous avez écrits. Parfois, vous m’avez mal compris. Mais toujours la relation, je l’ai senti, a été professionnelle et j’apprécie cela”, a commencé Bush son speech.

Quant à la clôture de la conférence, ça s’est passée beaucoup plus brusquement. Think Progress a même souligné que les dernières secondes de l’événements ont été assez gênantes, puisque les membres de la presse n’ont pas su comment réagir quand Bush les a remerciés soudainement et quitté la salle.

Tout compte fait, une chose est sûre: les journalistes ont fait un bon travail, immortalisant, sur papier, sur les vidéos ou en documents audio, les innombrables “Bushismes” qu’on a entendu ces huit dernières années.

L’affaire Watergate, consignée à jamais dans les reportages de Bob Woodward

décembre 23rd, 2008 by corinne

Quelle est la responsabilité d’un journaliste?…rendre les deux, trois ou neuf côtés d’une nouvelle le plus près des faits, et ne pas s’en tenir à l’opinion du public- Bob Woodward, ancien journaliste à Washington Post

La mort de Mark Felt, la mystérieuse source de FBI qui a dévoilé le scandale Watergate, a occasionné une nouvelle vague de vif intérêt pour les auteurs des reportages incendiaires basés sur les informations de Felt. Plus de trente ans après l’affaire Watergate, on entend encore une fois l’histoire de cette collaboration de “Deep Throat” avec Bob Woodward, l’un de deux reporters de Washington Post qui ont rendu publiques les informations secrètes, cachées dans les bureaux de l’administration Nixon.

Ce novembre, Woodward et son collègue Carl Bernstein se sont rencontrés pour la dernière fois avec W. Mark Felt, à la résidence de celui-ci de Santa Rosa, Californie. Felt allait mourir ce mois, à l’âge de 95 ans, entrant dans l’histoire comme “la plus fameuse source anonyme dans l’histoire de l’Amérique”. Il a gardé le secret de son rôle dans le dossier Watergate jusqu’à l’âge de 91 ans, quand il a avoué que c’était lui, le célèbre “Deep Throat”.

Mais le rôle du journaliste et écrivain Woodward n’a pas été moins significatif. Le début de leur collaboration s’est passé lors des premiers reportages de Woodward et Bernstein sur l’entrée par effraction dans les bureaux du Comité National Démocrate du complexe Watergate de Washington.

“C’était le moment où une source appartenant aux agences d’investigations du gouvernement devenait très précieuse. J’ai appelé Felt à FBI. On a eu notre premier entretien sur Watergate”, raconte le journaliste.

Felt savait que le cas Watergate allait prendre des proportions et lui a fait savoir cette chose. Depuis, il est devenu la source qui offrait périodiquement, à l’abri d’un surnom vulgaire: Deep Throat.

Felt et Woodward tenaient leurs rencontres dans un parcage souterrain, Deep Throat complétant les informations que les reporters du journal obtenaient de diverses sources. “Felt pensait qu’il protégeait ainsi le Bureau, essayant, même si clandestinement, de transmettre au public des informations des interrogatoires et les dossiers de l’Agence, pour moyenner un courant de pression publique et politique, censé demander compte à Nixon et à ses hommes”.

Au cours du scandale,  Bob Woodward a été le seul journaliste auquel Felt, le numéro 2 à FBI à l’époque, ait confié les données secrètes.

Le président Nixon a démissionné, finalement, en 1974. Plus de 30 officiels ont plaidé “coupable” pu ont subi une condamnation dans l’affaire.